19e édition du baromètre Palatine – METI sur le financement des ETI

La dernière édition du baromètre Palatine – METI sur le financement des ETI, réalisée en novembre 2025, vient de paraître.

Découvrez l’étude complète et l’analyse de Nathalie Bulckaert-Grégoire, directrice générale déléguée de Palatine qui met en lumière une situation où la résilience des ETI est une nouvelle fois mise à l’épreuve.

« Le paradoxe de l’incertitude !

L’activité des ETI, et c’est le paradoxe de ce début d’année, se redresse, mais la rentabilité reste sous contrainte. Les carnets se garnissent, le chiffre d’affaires se stabilise, mais les marges continuent de se dégrader. Un tiers des ETI déclarent encore un chiffre d’affaires en baisse, moins qu’un an plus tôt. Signe plus net d’amélioration : elles ne sont plus que moins de 30% à juger leur carnet de commandes moins rempli qu’un an auparavant, contre près de la moitié lors du précédent baromètre. L’horizon sectoriel se dégage un peu.

Pourtant, près de la moitié des ETI ont vu leur rentabilité reculer. La hausse des coûts (énergie, salaires, financement) reste difficile à répercuter sur les prix. La trésorerie s’étend pour plus d’une sur trois, un quart affronte des difficultés de remboursement, et les problèmes de ratios financiers s’accentuent. Les banques sont encore là et bien là mais seules 35% des ETI financent sans difficulté leurs investissements prioritaires. Résultat : les projets de croissance manquent de souffle. La croissance organique recule nettement, même si la croissance externe se maintient et porte davantage d’emplois. Le climat politique et budgétaire français, ajouté aux tensions géopolitiques et à la crainte d’une nouvelle flambée des prix de l’énergie, nourrit l’inquiétude.

Dans ce contexte, les ETI deviennent des cibles : plus de deux sur cinq ont été approchées pour un rachat ou une entrée au capital. La question n’est plus de savoir si l’activité repart, mais à quelles conditions. De plus, toutes ces données doivent d’ailleurs être lues avec prudence : le baromètre a été réalisé aux tout premiers jours du conflit au Moyen-Orient, dont la poursuite rebat plus que jamais les cartes. »