La Banque Palatine et le METI lancent le premier Baromètre du financement des ETI

Un an après le début de la crise de la COVID-19, la Banque Palatine et le METI lancent le Baromètre du financement des entreprises de taille intermédiaire.

Cette catégorie d’entreprises, reconnue “actif stratégique” de l’économie le 21 janvier 2020 par le président de la République, constitue un levier essentiel de la relance française. Sa santé financière est déterminante pour modérer l’impact économique et social de la crise d’une part, réussir la sortie de crise d’autre part. 

Réalisé tous les trimestres, ce baromètre permettra de dresser un état des lieux des capacités et des besoins de financement des ETI, ainsi que de leurs opportunités de développement et du financement de ces dernières. La première édition s'attache en particulier à mesurer les conséquences de la crise sur leur financement et leurs projets

Principaux enseignements (1): Investir pour rebondir

Capacités de financement : après 1 an de crise, les ETI résistent
Si la rentabilité d’exploitation des ETI se dégrade nettement en 2020, leur situation de trésorerie est jugée en amélioration ou stable par rapport à l’avant-crise par la grande majorité des dirigeants et 2/3 n’utilisent pas leurs lignes de crédit court terme. Les cash-flows de 80% des ETI permettent de faire face à l’endettement qui se dégrade pour 40% des répondants et reste stable pour 1/3. 

Besoins de financement : une gestion de trésorerie prudente
Mesure phare de 2020, le PGE a été demandé et obtenu par 2/3 des ETI dont 60% ne l’ont pas encore consommé. Pour son remboursement, près de la moitié opteraient pour un an de différé d’amortissement supplémentaire et plus d’1/3 sont indécises. Le mécanisme des prêts participatifs, qui seront lancés par l’Etat en avril 2021, est encore peu connu : 1 ETI sur 5 envisage d’y recourir. Les projets d’investissement semblent à l’ordre du jour. Pour 45,7% des ETI, leurs montants sont stables et pour 33%, en hausse par rapport à l’avant-crise. Pour les financer, 2 dirigeants sur 3 prévoient de s’endetter et près de 1 sur 3 opte pour l’autofinancement.

Opportunités offertes par la crise : la croissance organique est privilégiée
De nombreuses ETI considèrent la crise comme une source d’opportunités pour la croissance externe. Plus de 3/4 s’attendent à une concentration d’acteurs dans leur secteur. Pour 2021, les ETI donnent toutefois la priorité à la croissance organique en France et à l’étranger (notamment le renforcement des équipes, la conquête de nouvelles zones géographiques et la diversification de l’activité), ainsi qu’à la réorganisation des équipes.

Patrick Ibry, directeur général délégué, Banque Palatine :
Nous nous félicitons du lancement de ce nouveau baromètre en partenariat avec le METI. Cette première édition annonce une tendance claire : nos ETI ont le moral. Dans cette période compliquée, nous voyons cela comme une force extraordinaire qui contribuera au redémarrage de l’économie nationale. Je retiendrais pour ma part, notamment, le fait que 80% des ETI aient conservé ou accéléré leurs projets d’investissement comme un signe fort d’un rebond tant espéré. Notre rôle de banquier est de les accompagner dans cette phase cruciale de leur développement. C‘est notre volonté et notre priorité immédiate.

Frédéric Coirier, PDG du groupe Poujoulat et co-président du METI :
Les résultats du premier baromètre du financement des ETI attestent de la résilience de cette catégorie d’entreprises : bien qu’affectées par la crise, les ETI n’ont pas renoncé à leurs projets et préparent l’après-crise en investissant dans leur développement et leur transformation. Et pour ce faire, elles sont prêtes à se saisir de nouvelles opportunités de croissance, tant interne qu’externe, et à envisager différents types de financement pour peu qu’ils servent leur vision de long terme.

 

(1) Les résultats sont à appréhender en tenant compte de la prépondérance de l’industrie dans le tissu d’ETI. Ainsi, ces moyennes nationales recouvrent des disparités sectorielles parfois importantes (notamment s’agissant des secteurs les plus exposés à la crise).