3E BAROMÈTRE PALATINE-METI DU FINANCEMENT DES ETI

La rentrée des ETI, entre solidité structurelle et difficultés conjoncturelles

Patrick Ibry, directeur général délégué, Banque Palatine :
« Les ETI poursuivent leur dynamique de croissance engagée depuis le début d'année. Près de 2 ETI sur 3 connaissent une hausse du chiffre d'affaires. La trésorerie de la plupart d'entre elles est stable ou en amélioration, ce qui confirme leur solidité financière et leur capacité réputée à résister aux chocs. Autre élément positif : leur volonté d'investir, notamment en France, reste intacte. »


Frédéric Coirier, PDG du groupe Poujoulat et co-président du METI :
« Les ETI confirment en cette rentrée leur rôle majeur dans la dynamique de relance, la confiance reste à haut niveau. La dynamique d'investissement et de création d'emplois est très positive étant assise sur une situation financière structurellement solide. Toutefois, les ETI sont de plus en plus confrontées à une hausse du prix des matières premières et des énergies, et à des difficultés de recrutement qui limitent leur potentiel de rebond. Si ces freins devaient s’installer dans la durée, ils pourraient compromettre le déploiement de projets d’envergure. »

Capacités de financement : une reprise bien engagée mais des difficultés conjoncturelles qui entament légèrement la confiance
Cette 3e édition du baromètre démontre encore la résilience des ETI depuis le début de la crise : ainsi, elles sont 62,5% à faire état d’un chiffre d’affaires en amélioration par rapport au 1er semestre 2019. Cependant, bien que l’optimisme général des dirigeants d’ETI persiste dans cette période de reprise économique, les difficultés conjoncturelles rencontrées (notamment la hausse des prix des matières premières et les difficultés de recrutement) entament légèrement leur confiance. En effet, plus de 85% des dirigeants d’ETI se déclarent confiants quant aux perspectives de leur entreprise pour les six prochains mois, mais leur part connaît une légère baisse puisqu’ils étaient 97% en mai dernier.
La situation de trésorerie des ETI est en amélioration par rapport à l’an dernier pour près de la moitié d’entre elles (48%) mais, néanmoins, 23% (vs 12,5% en mai dernier) jugent qu’elle s’est dégradée. En parallèle, près de 25% des ETI connaissent un endettement net total en dégradation par rapport à septembre 2020. Leur part baisse à 18,4%, lorsqu’il s’agit de l’endettement net hors PGE.

Besoins de financement : impact massif des tensions conjoncturelles sur l’offre
Deux tiers des ETI s’estiment actuellement très concernées par la hausse des prix des matières premières et les difficultés de recrutement. Ces turbulences conjoncturelles ont un impact sur l’activité pour 85% d’entre elles et sur la rentabilité pour près de 80% d’entre elles. En conséquence, près de 3/4 des ETI concernées revoient leurs prix de vente à la hausse, et elles sont plus de 40% à augmenter leurs stocks ou à réduire d’autres charges d’exploitation.

Opportunités : une dynamique d’investissement soutenue, avec des projets d’envergure
Les dirigeants d’ETI démontrent encore une fois leur vision à long terme et leur volonté d’investir :

  • 3/4 des ETI ont initié un ou plusieurs projet(s) de croissance organique depuis le début de l’année ou projettent de le faire d’ici fin 2021 (via un financement avec leurs ressources propres pour la majorité). Parmi celles-ci, la moitié y a consacré ou va y consacrer au moins 5 millions d’euros.
  • Plus de 60% des ETI ont lancé ou vont lancer un ou plusieurs projet(s) de croissance externe cette année (des projets financés, en recourant à l’endettement pour la majorité). Parmi elles, 48% projettent d’y consacrer au moins 10 millions d’euros.

Ces investissements auront lieu principalement en France et permettront de créer au moins 50 emplois dans plus d’1/4 des cas.