Un "verdissement" progressif du secteur maritime favorisé par les banques.

L’Organisation Maritime Internationale (agence spécialisée de l’ONU) a validé un objectif de division par deux des émissions de gaz à effet de serre imputables à la flotte mondiale d’ici 2050.

Le secteur du transport maritime est appelé à jouer un rôle clé dans la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre.Rappelons que la voie maritime représente 90% du transport mondial de marchandises, et que les émissions du secteur correspondent à celle d’un pays comme l’Allemagne (soit 1.000 tonnes par an, équivalant à 2.2% du total mondial).

L’Organisation Maritime Internationale (agence spécialisée de l’ONU) a validé un objectif de division par deux des émissions de gaz à effet de serre imputables à la flotte mondiale d’ici 2050. Cet objectif de long terme s’ajoute à une autre norme environnementale applicable à très court terme : à partir du 1er janvier 2020, la teneur maximale en soufre du carburant devra être de 0.5% contre 3.5% aujourd’hui.

Les banques et institutions financières accompagnent ce « verdissement » progressif du transport maritime. Un ensemble de banques a récemment défini un ensemble de principes (« Poseidon Principles ») en accord avec les recommandations de l’OMI. Elles effectueront une revue annuelle de leurs portefeuilles de navires financés, pour évaluer l’impact en émissions de gaz à effet de serre. Le critère de la performance environnementale sera inclus dans les décisions de crédit. Les banques entendent ainsi favoriser une évolution vertueuse du secteur, tout en maîtrisant leur risque sur actif.