Résultats du 100e Observatoire Banque Palatine des PME-ETI

Six mois après le début de la pandémie de covid-19, les dirigeants de PME et ETI donnent la priorité à la sauvegarde des emplois

La confiance des dirigeants de PME et ETI se redresse peu à peu depuis la chute phénoménale d’activité du mois d’avril. Certes, son niveau reste encore bien inférieur à la situation d’avant la crise sanitaire.

  • Tombée à son plus bas niveau historique (22%) en avril dernier, la confiance dans son entreprise remonte à 67 % en octobre. Elle est stable par rapport à septembre (+ 1 point).
  • La confiance dans l’économie française (24%, + 6 points par rapport à septembre) et dans l’économie mondiale (23%, + 5 points) continue de progresser aussi. Pour rappel, au pic de la crise sanitaire, respectivement 3% et 4% des dirigeants se disaient confiants.

Ce vent d’optimisme est encourageant, même s’il ne suffit pas à effacer les conséquences financières de la crise. A deux mois et demi de la fin d’année, 55% des dirigeants interrogés anticipent un recul de leur chiffre d’affaires, et pour près d’un tiers d’entre eux, cette baisse pourrait être supérieure à 10%.

De nombreuses incertitudes incitent à la prudence et limitent les perspectives d’investissements. Les dirigeants sont moins nombreux à estimer que la période actuelle est propice aux investissements (25%, contre 42% en septembre et 66% avant la crise sanitaire). La sauvegarde de l’emploi est devenue leur priorité. Les dirigeants d’entreprise sont ainsi plus nombreux à prévoir des embauches sur les six prochains mois (11%, +5 points par rapport à septembre). Le solde d’embauche s’équilibre et repasse positif, ce qui n’était pas arrivé depuis mars 2020, avant le confinement.

« S’il est encore trop tôt pour miser sur le retour définitif de la confiance des dirigeants de PME et ETI, ils se montrent sensibles aux signaux envoyés par l’économie française et le plan de relance. Le rebond du PIB au troisième trimestre, les apports de trésorerie par le biais des PGE et les moratoires fiscaux et sociaux et un retour à une situation quasi-normale pour certains secteurs industriels sont autant d’éléments positifs. Le caractère extrêmement évolutif de la situation sanitaire incite une grande partie des dirigeants à porter un regard prudent sur l’évolution de leur chiffre d’affaires annuel. Les dirigeants priorisent la sauvegarde de l’emploi à l’investissement, témoignage de l'esprit de solidarité qui caractérise les ETI ! » commente Christine Jacglin, directrice générale de la Banque Palatine.

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