La croissance organique, levier de développement pour les ETI

Grandir, oui, mais comment ? Pour se développer, les PME et les ETI ont le choix parmi plusieurs options. Export, innovation, acquisition, alliance… l’éventail des possibles est assez large.

Le 9 octobre, dans le nouveau numéro d’Insee Références consacré aux « Entreprises  en France », les experts indiquaient que le nombre d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) s’élevait à 5753 dans l’hexagone.

Si on compare ce nombre à celui observé en 2011 (4917 ETI), on se rend compte que le nombre d’ETI tricolores progresse, 17 % en 4 ans.   

Certes, ce nombre est moins élevé que celui observé au Royaume-Uni et en Allemagne, où 10.000 et 13.000 entreprises de plus de 250 personnes ont été respectivement recensées. Mais  cette progression, produit des réformes lancées depuis 2007 – triplement du CIR, création du CICE, simplification administrative, lancement du programme des investissements d’avenir et de la banque publique d’investissement, entre autres – indique que les efforts engagés par le passé paient.

Faire grandir les entreprises pour leur donner les moyens humains et financiers d’embaucher, d’innover et d’exporter est donc une nécessité, qui s’impose d’autant plus que l’environnement est actuellement porteur. La confiance est de retour ! Selon les résultats de l’Observatoire Banque Palatine de la performance des PME/ETI réalisé en novembre par OpinionWay en partenariat avec Challenges, la confiance des dirigeants, notamment pour l’économie française, l’activité et l’investissement, atteint des records historiques, parmi les plus élevés depuis sept ans.  

Cap sur l’innovation

Plusieurs possibilités sont offertes aux dirigeants pour augmenter le volume de leur chiffre d’affaires en ayant recours à l’innovation.

La stratégie peut consister à investir en portant acquisition de nouveaux actifs, tels que des machines, des  laboratoires, des brevets qui permettent à l’entreprise de relever sa valeur ajoutée, de prendre l’avantage sur ses concurrents en innovant. Cette méthode a plusieurs avantages. Elle permet à l’entreprise de faire jouer l'effet d'expérience, d’adapter en douceur ses structures en évitant les réorganisations brutales. « Désormais, l’innovation est clairement une des priorités de nos clients. Ils savent qu’ils n’ont pas le choix pour rester dans la course et se démarquer face à la concurrence », explique Pascal Tapissier, le directeur de la région Paris Est à la Banque Palatine.

Innover pour exporter

Cette démarche innovante sert également la stratégie à l’export, désormais incontournable pour toute entreprise ayant une volonté de se développer. En effet, à condition qu’il soit adapté à la demande locale, plus un produit sera innovant, plus il sera aisé de le vendre hors de nos frontières, dans des pays qui affichent une croissance bien plus élevée que celle de la France. Ils sont nombreux si l’on en croit les perspectives dressées par les institutions internationales.  

En octobre, à Washington, lors de des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, directrice du FMI a témoigné de son optimisme quant à la vitalité de l’économie mondiale. « Nous assistons à une reprise économique qui est plus forte, plus ample que ces dernières années. Nous attendons une croissance mondiale plus forte cette année et l’année prochaine“. Dans la foulée, le FMI a relevé ses prévisions de croissance mondiale d’un demi-point pour 2017 et 2018 pour l’établir à 3,6 % contre 3,2 % précédemment. « La plupart des ETI ont désormais compris que l’export était un levier de croissance à part entière. Pour mettre toutes les chances de leur côté, elles se sont structurées en conséquence, en créant un service export, capable de multiplier les courants d’affaires à travers le monde. L’internationalisation est maintenant dans l’ADN de nos clients », observe Eric Levi-Valle, directeur de région Sud Méditerranée à la Banque Palatine. Sachant que le PIB tricolore devrait progresser d’environ 1,8 % les deux prochaines années, il est clair que l’export constitue un relais de croissance évident pour toute entreprise qui veut accélérer son développement. « C’est particulièrement vrai dans la région de Marseille, rampe de lancement naturelle vers le continent africain », conclut – il.

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- Comment réussir le développement des ETI à l'international ?

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