La croissance externe, une option supplémentaire pour faire grandir son ETI

La croissance externe peut séduire certain dirigeant pour développer leur ETI. Quels sont les avantages? Les inconvénients? Quelle(s) option(s) choisir?

La croissance externe est une autre option à la disposition des chefs d’entreprises. Elle peut s’envisager de différentes manières. Il y a le cas de la prise de participation lorsque une société A achète une partie de la société B. Dans le cas de la fusion création, deux sociétés A et B fusionnent afin de créer une nouvelle société C. Avec la fusion absorption, une société A rachète une autre société B, qui disparaît juridiquement. Quant à l'apport partiel d'actifs, elle se déroule lorsqu’une société A achète à une société B une partie homogène de ses actifs.

Avantages

Quels sont les principaux avantages attendus de la stratégie de croissance externe ? On peut en recenser une demi-douzaine. Elle permet le développement rapide de l’entreprise, parfois sur de nouveaux marchés. Elle favorise les effets de synergie liés à la complémentarité des entreprises qui se regroupent ou constitue un moyen de réduire la concurrence, voire de devenir un leader sur un marché. Elle offre également une forme de croissance bien adaptée à la stratégie de diversification et permet d'obtenir rapidement des ressources et des compétences nécessaires à l'entreprise.

Limites

Pour autant, en dépit de ces avantages, cette stratégie a quelques limites. Ses résultats ne sont pas acquis. Outre son coût et des synergies aléatoires, elle peut entraîner des tensions sociales en cas de restructuration. Créer une culture commune n’est pas aisé. Un risque de mésentente, en raison de chocs culturels, est toujours possible. « Aucun pari n’est gagné d’avance. Il n’en reste pas moins que la plupart des ETI que nous rencontrons ont la volonté de grandir, soit en se diversifiant, soit en voulant maîtriser davantage leur chaîne de valeur, en amont ou en aval de leur activités », indique Pascal Tapissier, directeur régional Paris-Est à la Banque Palatine. 

S’allier pour grandir

Dans ce contexte, avant de se lancer dans un rapprochement, via une fusion, des expérimentations sont possibles pour créer une culture commune, développer des synergies. Sur un projet innovant, sur un projet export, des entreprises, des concurrents, des donneurs d’ordre et des fournisseurs peuvent commencer à se rapprocher.

Une stratégie de croissance conjointe peut être une première étape. Elle consiste à mettre en place une coopération avec une ou plusieurs autres entreprises, tout en restant juridiquement indépendante. Dans le cadre de cette stratégie, chaque entreprise n’engage qu’une partie de ses ressources pour réaliser un projet commun que ce soit dans le cadre d’une alliance, entre entreprises concurrentes, ou d’un partenariat. En cas de succès, un rapprochement capitalistique peut alors être étudié. « Ce type d’alliance est une tendance que l’on commence à observer, notamment entre entreprises de tailles différentes. On voit parfois des ETI coopérer avec des start-up pour défricher des solutions innovantes », conclut Eric Levi-Valle, directeur de région Sud Méditerranée à la Banque Palatine.

 

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