Interview de Yoann Choin-Joubert, président-directeur général du groupe REALITES

D’un côté, un développeur territorial attaché à répondre aux besoins des villes et de leurs habitants. De l’autre, une banque à taille humaine portée par l’ambition de bâtir une relation de proximité avec chaque client. Reliés par leur communauté d’esprit, REALITES et la Banque Palatine ont noué une relation forte. Yoann Choin-Joubert, président-directeur général du groupe REALITES, raconte comment.

En quoi la possibilité de s’adosser à des partenaires bancaires de confance est-elle clé pour un groupe comme REALITES ?
J. C-J. : Nous sommes très attentifs au choix des établissements à qui nous demandons de nous accompagner, et cela pour plusieurs raisons. La première tient à notre rythme de développement. Depuis près de vingt ans, nous enregistrons une croissance moyenne de 25 % par an, avec le souci constant de tenir le bon équilibre entre les capitaux propres, l’endettement et l’Ebitda*. En 2020, nous avons réalisé une augmentation de capital de 25 millions d’euros. Ce type d’opération nécessite de faire appel à une expertise bancaire forte. Par ailleurs, nous avons des activités diversifiées qui impliquent d’importants besoins de financement – c’est la deuxième raison. Je pense en particulier à l’activité de maîtrise d’ouvrage, à travers laquelle le Groupe pilote des réalisations immobilières au service du développement des territoires. Mais aussi au pôle grands projets, qui est actif à la fois en France et au Maroc.

 

Comment la Banque Palatine a-t-elle trouvé sa place dans votre pool bancaire ?
J. C-J. : Notre collaboration a débuté il y a une dizaine d’années lorsque la banque nous a accordé des crédits de promotion immobilière pour nous aider à finaliser plusieurs opérations. Ensuite, les liens se sont progressivement resserrés. Nos interlocuteurs ont acquis une bonne compréhension de nos projets et de nos métiers, ce qui se traduit par un supplément de fluidité dans le montage des dossiers. Le siège social du Groupe étant basé à Nantes, nous sommes devenus très proches de l’équipe locale, et cette proximité constitue évidemment un « plus ». Mais nous sommes aussi en lien avec les fonctions centrales, et notamment les experts en immobilier d’entreprise. Avec les partenaires, quels qu’ils soient, je pense qu’il est essentiel de veiller à la symétrie dans la transformation. S’agissant d’une banque, cela implique de s’assurer que sa capacité d’accompagnement grandit à mesure que l’entreprise se développe et évolue. Avec la Banque Palatine, nous avons toujours réussi à tenir ce fil conducteur.

 

La Banque Palatine a été à vos côtés en 2020 pour permettre à des managers de prendre une participation au capital du Groupe...
J. C-J. : Il s’agit d’une opération exceptionnelle, sans doute inédite en France pour une ETI, comme REALITES. 47 de nos managers ont investi 10 millions d’euros. En plus de consolider nos fonds propres, l’enjeu était de montrer que notre socle de valeurs, qui repose sur la transparence, l’empathie et l’esprit
d’entreprendre, s’incarne concrètement au bénéfice des collaborateurs. Le Groupe a monté toute l’ingénierie, et la Banque Palatine a participé au financement des managers à titre personnel ainsi qu’à celui de la société spécifique qui les réunit. 47 dossiers à synchroniser, une personne morale à créer...
Ce projet de montée au capital était complexe, d’autant que les délais de réalisation ne laissaient pas beaucoup de marge de manoeuvre. La Banque Palatine a su exploiter le retour d’expérience d’une opération similaire à laquelle elle avait été associée en 2015.


Diriez-vous que Palatine est aujourd’hui la banque du groupe REALITES, de ses projets et de ses actionnaires ?
J. C-J. : Nous souhaitons que la Banque Palatine soit à nos côtés sur le long terme. Vu notre développement et les ressources nécessaires pour le supporter, nous avons engagé une réflexion, avec nos interlocuteurs de proximité et les services corporate de l’établissement, sur l’ingénierie financière qui pourrait être mise en place. 


*Résultat d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissement