ETI, PME et export

Retrouvez l’émission LE DEFI ETI diffusée les 7 et 8 décembre sur BFM Business, consacrée à l’accompagnement des PME et ETI à l’export, notamment, en Europe.



Dans cette nouvelle édition, David Delos recevait Sophie Streng, directrice de l’agence de Strasbourg à la Banque Palatine, Thierry Veil, co-fondateur de Bagelstein, et Henri Baïssas, directeur général délégué de Business France.

Aujourd’hui, plus de deux tiers des ETI françaises font de l’export, majoritairement en Europe (60%) et s’ancrent dans les territoires étrangers par le biais de filiales. Il existe au total, plus de 12 000 filiales d’ETI françaises dans le monde, ce qui représente 1/3 de l’ensemble de nos  filiales à l’étranger.

Pour Sophie Streng, directrice de l’agence de Strasbourg à la Banque Palatine, « le marché européen est devenu le marché domestique des ETI françaises ». Cependant elles doivent être prudentes : « les ETI fonctionnent avec des fonds propres, tandis que les grands groupes ont des moyens financiers plus grands, une structuration et une organisation, qui leur donnent accès à des marchés plus importants ».

Cela explique, selon elle, le fait que leur vitesse d’implantation à l’étranger soit moins rapide.

Cependant elle rappelle que le « plan Juncker », géré par la BEI (Banque Européenne d’Investissement) a mis en place des mesures financières importantes, en allouant 18 milliards d’euros au développement d’ETI françaises s’inscrivant dans une démarche innovante et internationale.

Pour Sophie Streng, les ETI françaises sont le vivier de la croissance du pays, et ce sont elles qui vont porter l’innovation et le rayonnement de la France en Europe et à l’étranger. 

Thierry Veil, co-fondateur de Bagelstein (une franchise de bagels française née à Strasbourg en 2011) explique comment s’est passé, pour lui et son entreprise, cette aventure d’internationalisation. Face au succès rencontré, la dimension européenne a très vite été injectée dans la réflexion des dirigeants pour servir leur ambition de croissance.

Bagelstein compte aujourd’hui une centaine de magasins en France, en Belgique, au Luxembourg et s’étendra très prochainement à l’Espagne, à l’Italie et aux Pays-Bas.

Thierry Veil insiste lui aussi sur la nécessité d’avancer avec prudence, « de sortir des frontières «pas à pas », en commençant par l’européen. »

De son côté, Henri Baïssas, directeur général délégué de Business France (structure en charge d’aider les PME et les ETI à mieux se projeter à l’international), prête aux ETI trois avantages majeurs : le temps, la taille et l’innovation.

C’est, pour lui, ce triptyque gagnant qui va permettre aux ETI de développer des positionnements de niche, de se démarquer de la concurrence et de s’adapter de façon optimale aux marchés européens et internationaux.