ETI et mécénat

Retrouvez l’émission LE DEFI ETI diffusée les 16 et 17 novembre sur BFM Business, consacrée au mécénat.



Dans cette nouvelle édition, David Delos recevait Katia Gély, directrice communication et RSE de la Banque Palatine, Philippe d’Ornano, président de Sisley, ETI leader sur le marché des cosmétiques très haut de gamme en France et à l’international, et Sylvaine Parriaux, déléguée générale d’ADMICAL (Association pour le développement du mécénat industriel et commercial)

Le mécénat, dont l’origine remonte à la Renaissance, désignait le soutien financier ou par influence à un projet artistique ou culturel.
Depuis, le terme s’est élargi et désigne aujourd’hui, à travers le mécénat d’entreprise, un appui financier, humain ou matériel à une action d’intérêt général (recherche, éducation, environnement, sport, solidarité, innovation…).

Katia Gély considère le mécénat comme un moyen, pour les entreprises et les ETI particulièrement, « d’investir dans un capital humain et dans des causes qui vont permettre de mobiliser les collaborateurs et de les fidéliser ». Les avantages fiscaux de la démarche ne sont donc jamais une fin en soi.

Philippe d’Ornano, président de Sisley et de la Fondation Sisley-d’Ornano, co-président du METI, met en avant le fait que « depuis 2010, le nombre de mécénats des ETI a doublé », montrant ainsi la construction d’un mouvement positif en France, porté par la loi « Aillagon » relative au mécénat, aux associations et aux fondations, votée le 1er août 2003.

De son côté, Sylvaine Parriaux, déléguée générale d’ADMICAL, met en garde sur les possibles effets négatifs engendrés par la rationalisation de la réduction d’impôt en faveur du mécénat, inscrit dans le projet de loi budget 2020.

Elle estime qu’il faudrait, au contraire, « encourager le développement du mécénat des ETI et grandes entreprises, au vu du nombre croissant d’acteurs associatifs et publics, ayant besoin de soutiens privés ».

Le mécénat des ETI représente d’ailleurs, pour ADMICAL « le fleuron du mécénat en France, grâce  à sa liberté d’action, que n’ont pas les grandes entreprises et, à ses moyens financiers, plus importants que les PME et TPE ».