ETI et culture du risque

Retrouvez l’émission Défi ETI du 23 novembre sur BFM Business sur le thème « Les ETI et la culture du risque ».



David Delos reçoit Hervé Parienté, secrétaire général de Génie civil et construction (GCC), Grégoire Chantemargue, directeur des risques d’AIG France, et Chrystelle Lachat, directrice du marché des entreprises à la Banque Palatine.

La culture du risque dans les ETI françaises existe mais reste plus mesurée si l’on se compare aux autres pays européens et notamment aux pays anglo-saxons. Ce constat fait notamment écho à la difficulté, plus importante dans l’Hexagone, d’accepter ses échecs. 
Néanmoins, 7% des ETI ont réalisé, sur les 2 dernières années, une opération de croissance externe, -qui est un indicateur de prise de risque- et 78% des PME et ETI identifient la gestion des risques comme un enjeu majeur, selon le dernier sondage de l’observatoire Opinionway.

Le rôle du partenaire bancaire pour accompagner l’éclosion d’une stratégie du risque est fondamental, comme l’explique Chrystelle Lachat. « Les start’ups sont organisées en mode agile, elles identifient les risques et s’y adaptent très facilement. Les ETI ont d’autres contraintes, elles doivent donc anticiper leurs risques et s’appuyer sur tous les partenaires pour éviter les situations problématiques ».

Le groupe GCC, dans le top 10 des leaders français des groupes de constructions et d’énergie est un bon exemple de la gestion des risques. L’entreprise existe depuis plus de 110 ans et est, depuis 20 ans, indépendante et détenue par ses salariés et dirigeants à hauteur de 78 %.
Avec ses quelques 2700 salariés, elle a dégagé 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2018, dont 15 % dans l’énergie.
Pour Hervé Parienté «  La première préoccupation en matière de risque est la sécurité de ses employés. Faire de la pédagogie, accompagner ses collaborateurs par le biais de préventeurs, c’est indispensable. »

Grégoire Chantemargue, quant à lui, insiste sur l’importance de raisonner en mode opportuniste : « architecturer son organisation et développer une culture des risques permet au management la prise de décisions éclairées sur les projets menés. Connaitre ses risques, c’est mieux les maitriser ».

En conclusion, tous les intervenants s’accordent sur le fait que, dans le monde complexe qui est le nôtre, il est difficile de ne jamais prendre de risques, car c’est par ce biais que nous pouvons créer de la valeur.

Retrouvez la suite du débat dans cette vidéo.