99e Observatoire Banque Palatine des PME et ETI : égalité professionnelle

La confiance des dirigeants de PME et ETI dans leur entreprise s’améliore nettement, sans retrouver les niveaux d’avant la crise sanitaire. Quelle que soit la conjoncture économique et sanitaire, des écarts de situation professionnelle entre les femmes et les hommes sont perçus comme un enjeu majeur par les dirigeantes et dirigeants.

En cette rentrée, plusieurs indicateurs annoncent une forte volonté de reprise

  • La confiance dans son entreprise remonte de 21 points par rapport au mois de juin. En effet, 66 % des dirigeants de PME et ETI se montrent optimistes quant à l’activité de leur propre entreprise. Cependant, dans la pratique, seuls 21 % tablent sur une croissance du chiffre d’affaires en fin d’année et 34 % visent une stabilité.
  • Le niveau de confiance dans l’économie française reste extrêmement bas et n’atteint que 18%. Pour rappel, 87 % des dirigeants se disaient confiants avant la pandémie de février.
  • Leur confiance dans l’économie mondiale progresse lentement : 18% (+6 points par rapport à l’avant été) des dirigeants se disent confiants pour les 6 prochains mois, contre 15% (- 6 points) de très inquiets.

Les prévisions d’investissement restent faibles mais traduisent une forte volonté de retour à la normale de la part des dirigeants. Ils sont deux fois plus nombreux (42 %) qu’en juin à estimer que la situation de leur entreprise est propice aux investissements.

Focus sur l’égalité professionnelle : les écarts femmes-hommes clairement perçus comme un enjeu majeur par les dirigeantes et dirigeants de PME et ETI

L’égalité femmes-hommes demeure une problématique d’actualité, et ce, quelle que soit la conjoncture économique et sanitaire. Si 91 % des dirigeantes et dirigeants de PME et ETI estiment que l’égalité professionnelle est respectée dans leur propre entreprise, à peine plus de la moitié considère que c’est le cas dans le monde professionnel en général, dans la société ou dans la sphère politique.

Plus de 80 % de participants pointent les écarts de salaires entre les femmes et les hommes et identifient la maternité comme un obstacle majeur à l’évolution professionnelle. La nécessité de prouver davantage ses compétences lorsque l’on est une femme est signalée par 2/3 des participants, et plus encore par les femmes dirigeantes (87 %).

Pourtant, les dirigeantes et les dirigeants de PME et ETI se perçoivent de façon relativement similaire et considèrent que leur force réside principalement dans l’engagement, l’ambition et la rigueur. Si les femmes attribuent davantage de charisme aux hommes, les hommes saluent plus volontiers l’engagement des femmes.

Comment réduire les inégalités entre les hommes et les femmes ? 46 % des répondants se prononcent pour l’introduction de quotas. Parmi la minorité qui considère cet outil comme pas du tout efficace, on note une forte proportion de femmes (54 %).

« Reconnaître que l’égalité professionnelle est au centre des préoccupations des dirigeantes et dirigeants d’ETI est un signe de maturité de l’écosystème. Contrairement à mes opinions initiales, je suis persuadée aujourd’hui que les quotas peuvent être efficaces pour avancer. C’est ainsi qu’on a féminisé les conseils d’administration et les hautes instances publiques. Toutefois, les quotas doivent refléter la composition et le degré de diversité des entreprises », commente Christine Jacglin, directrice générale de la Banque Palatine.

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